Jodie Barnes
 

Kuki de Salvertes : Jodie, comment es tu arrivé dans la mode ? Raconte moi comment et quand tout a commencé.

Jodie Barnes  : J'ai toujours été très intéressé par les vêtements depuis mes 3 ans. Je présume que cet intérêt me vient de ma mère qui était une femme très glamour. Je me souviens que je m'asseyais sur le bord de son lit pour l'admirer se préparer à sortir faire la fête. Elle portait un nombre considérable d'Halston et de Giorgio Sant Angelo et possédait la collection de sacs à mains la plus incroyable qu'il m'ait été donné de voir.
Dés mes 12/13 ans j'achetais entre autres The Face, ID, Vogue Homme et j'étais très inspire par le travail d'Anna Cockburn (tout comme Joe McKenna et Melanie Ward) et j'ai donc décidé de devenir styliste. Je ne souhaitais pas réellement aller dans une école de mode, j'ai donc décidé d'étudier la littérature anglaise et française. Je pense avoir fait le bon choix.
Après mes études, j'étais attaché de presse pendant 1 an afin d'avoir une vision d'ensemble de cette industrie. Puis j'ai assisté différents stylistes pendant environ 3 ans.

     

KdS : A propos de ton premier shooting. Quand a t il eu lieu ? Pour quel magazine ? Quels sont les souvenirs que tu en as gardé ?

JB : J'ai eu de la chance car il s'agissait de test. La première histoire que j'ai shooté était avec Philip Gay et elle s'appellait “Le Cavalier Hilare”. Nous avons réussi à le placer dans un magazine appelé Tecknikart. Je me souviens avoir été tellement heureux que mon tout premier travail soit publié. C'était il y environ 7 ans.
C'était vraiment un jour très amusant. L'histoire tournait autour de jeunes mecs habillés dans des costumes militaires – un peu à la manière des jeunes enfants et nous avions demandé au mannequin de sauter dans une flaque d'eau. Il décida d'y plonger la tête la première et fut totalement recouvert de boue – ce qui donna une photo géniale. C'était la dernière prise et il rejoignit se petite amie sans même se doucher ! C'était tellement amusant.
J'ai décidé que s'amuser sur un shooting était la façon la plus productive de travailler… et j'y crois encore à ce jour.

KdS : Qu'est ce qui caractérise ton style ?

JB : Mon travail est assez simple. Si quelque chose n'a pas besoin de faire parti de la tenue ou de l'image, alors généralement ça n'y est pas. Je suppose que mon travail est classique mais un peu étrange. J'apprécie un peu de “souci de la communauté”. Mais, dans le même temps, ce que j'aime change de la même manière que la mode change également. Je trouve ça intéressant.

 

KdS : A quoi ressemble l'emploi du temps de Jodie Barnes ? Est ce aussi complexe que nous pouvons l'imaginer ? Combien de ton temps donnes tu aux éditoriaux ?

JB : Je consacre une énorme partie de mon temps aux éditoriaux. Depuis que je suis devenu Rédacteur mode au Arena Homme Plus, ma quantité de travail a dramatiquement augmenté. D'autant plus que je shoot aussi bien de la Femme que de l'Homme. Cela peut être très difficile d'accorder les deux. J'essaye de render et de garder heureux les personnes qui m'ont soutenues – Ashley Heath et ses projets, l'équipe du ID magazine et Jo Ann Furniss, ma rédactrice.

KdS : Sur combien de shooting es tu styliste chaque saison ?

JB : Environ 6.

KdS : Quel est vraiment le meilleur shooting, celui que tu n'oublieras jamais ? Pourquoi ?

JB : Mon dernier shooting est généralement mon préféré. J'adore travailler avec Paul Wetherell. C'est toujours un plaisir et il est devenu un ami au fil de nos collaborations.

 

KdS : Qu'est ce qui chez un créateur, une collection, un défilé t'enthousiasme, te motive et t'inspire ?

JB : Je suis inspiré par les gens qui travaillent dur et qui proposent de nouvelles idées avec leur travail. J'ai le sentiment qu'il y a tellement de créateurs, de photographes et de stylistes qui ont apporté de grandes choses à cette industrie. Et chacun d'entre eux a sa propre façon de proposer de nouvelles choses. Il est donc difficile de déterminer précisément ce qui m'inspire. Mais je dirais que « l'originalité » est la chose la plus importante.

KdS : Jodie, y a t il une vie après le stylisme ? Si oui, quels sont tes futurs projets ?

JB : Je suis toujours un enfant dans l'ordre des choses donc j'espère avoir une carrière dans le stylisme plus longue que celle que j'ai déjà. Cette année est aussi mystérieuse pour moi que n'importe quelle vie que je pourrais considérer après le stylisme. Mais je dirais que vivre près de la plage arriverait en toute tête de liste…. Oh et j'adore les enfants.